Il existe un journal pour la région, un journal pour la ville de Lille, et à peu près rien entre les deux.
Un habitant de Saint-André-lez-Lille qui veut savoir ce qui se décide à deux rues de chez lui, quelles associations cherchent des bénévoles, ou qui vend un vélo dans le quartier, n’a aucun endroit où regarder.
C’est pour combler ce vide que paraît aujourd’hui la Gazette de Lille Métropole.
Le principe est simple. Quatre-vingt-quinze communes, un million cent quatre-vingt-quinze mille habitants, et une édition par commune.
Chacune a sa page : son actualité, ses associations, ses petites annonces, les tribunes de ses habitants. Saint-André et ses treize mille deux cent trente-trois habitants y ont la même place que Lille — ni plus, ni moins.
Je commence par ici parce que j’y habite.
L’information locale ne se récolte pas derrière un écran : elle se trouve au marché, à la sortie d’une réunion publique, dans la conversation d’un voisin qui a remarqué quelque chose.
Les premières semaines seront donc consacrées à Saint-André et à ses voisines immédiates — Lambersart, La Madeleine, Marquette — avant d’élargir. Mieux vaut quatre communes bien couvertes que quatre-vingt-quinze survolées.
Ce journal est indépendant. Il n’appartient à aucune commune, à aucun parti, à aucun groupe de presse. Personne ne le subventionne.
Il repose aussi sur un pari : que les habitants en écrivent une partie.
Les associations y tiennent elles-mêmes leur page — gratuitement, sans cotisation ni compte à créer.
Les habitants y publient des tribunes signées de leur nom.
Les particuliers y déposent leurs annonces.
Ici, les habitants écrivent aussi leur journal, et ce n’est pas une formule : c’est le fonctionnement.
Il manquera des choses, au début. Une seule personne ne couvre pas une métropole.
Si vous voyez un sujet qui mérite d’être traité dans votre rue, écrivez-moi!
Pascal Radajewski,
Saint-André-lez-Lille