Extrait : Le conseil municipal du 22 septembre a ramené à cinq le nombre de dimanches travaillés autorisés en 2027, contre huit les années précédentes. Huit élus ont voté contre.
Les commerces de détail de Saint-André-lez-Lille pourront ouvrir cinq dimanches en 2027, et non huit. Le conseil municipal du 22 septembre a adopté cette réduction à la majorité absolue, sur un rapport présenté par Natacha Pastoukoff.
La règle du jeu est fixée ailleurs. La loi du 6 août 2015 autorise jusqu’à douze dimanches travaillés par an, mais c’est la Métropole Européenne de Lille qui arrête le cadre commun : elle l’a plafonné à huit pour la période 2023-2026, et l’a reconduit pour 2027. Chaque maire choisit ensuite les dates dans cette enveloppe. Saint-André décide donc de ne pas l’utiliser entièrement.
Cinq dates ont été retenues : le dimanche 10 janvier, premier dimanche des soldes d’hiver, le dimanche 27 juin, premier dimanche des soldes d’été, puis les 5, 12 et 19 décembre, à l’approche de Noël. Elles seront confirmées par un arrêté du maire, après consultation des commerçants et des organisations syndicales.
Le vote a divisé le conseil. Huit élus se sont prononcés contre : Didier Parsy, Martine Demuys, Véronique Dolvelde, Christelle Rogge, Mélanie Clusman, Maxime Bonte, Nicolas Bray et Thomas Fabre.
Une conséquence passe inaperçue : en restant sous le seuil de six dimanches, la commune échappe à l’avis conforme de la Métropole. La décision se prend entièrement à Saint-André.
En bref, dans la même séance :
Les Vertes Feuilles. La commune va céder des parcelles à Vilogia afin de permettre l’aménagement de sept places de stationnement et de deux rampes d’accès pour personnes à mobilité réduite, dans le cadre de la réhabilitation du quartier. Le maire ne pouvant signer l’acte lui-même en sa qualité d’officier public, le conseil a désigné un adjoint pour le représenter.
Les colis des aînés. En décembre 2025, mille sachets de chocolats des colis de Noël destinés aux aînés portaient une date de péremption dépassée — une erreur d’étiquetage, selon le fournisseur. Les produits ont été remplacés, et la commune a obtenu deux mille euros de dommages et intérêts au titre d’un protocole d’accord amiable avec la société…
La médiathèque intercommunale est abandonnée. Saint-André et Marquette y renoncent conjointement ; elle devait s’implanter au 208, rue Sadi-Carnot. Un équipement public promis qui ne verra pas le jour.
Le projet de médiathèque est-il remplacé par autre chose ?
Le conseil s’est opposé au transfert automatique à la Métropole de la plupart des pouvoirs de police spéciale du maire — publicité, stationnement en agglomération, taxis, immeubles menaçant ruine, entre autres. Trois domaines restent toutefois transférés par la loi : l’assainissement, la défense extérieure contre l’incendie, et la circulation hors agglomération.